Histoire de la géobiologie, des origines à nos jours
Bien avant de porter un nom, la géobiologie a été une attention : celle que les êtres humains ont portée, depuis toujours, au choix d'un lieu pour bâtir, se recueillir ou dormir.
Cette page en retrace les grandes étapes, telles que les géobiologues les racontent, des monuments mégalithiques aux pionniers du XXe siècle. Certaines sont des faits établis, d'autres relèvent de la tradition : je vous les présente comme telles.
Temples et mégalithes : une attention aux lieux très ancienne
Depuis des temps très anciens, les temples et les monuments mégalithiques suscitent l'intérêt et la fascination. Les approches architecturales ont varié selon les époques, les fonctions et la perception culturelle et spirituelle du moment ; bien des questions restent pourtant sans réponse quant à leur usage et à leur but.
Même avec les outils dont nous disposons aujourd'hui, leur construction continue de susciter des interrogations. Le choix des emplacements, la géométrie sacrée, la sélection des matériaux, le temps, l'énergie et les ressources investis contribuent à les rendre énigmatiques. Étaient-ils seulement destinés au culte, ou avaient-ils d'autres fonctions qui nous échappent encore ?
Les mégalithes, ces grandes pierres dressées que l'on retrouve sur presque tous les continents, en sont peut-être les témoins les plus mystérieux. Certains ont été érigés il y a plusieurs millénaires, et rappellent l'importance que les sociétés anciennes accordaient à la configuration des lieux.
Hippocrate et le traité Des airs, des eaux et des lieux
Dans la Grèce antique, le traité Des airs, des eaux et des lieux, attribué à Hippocrate et généralement daté des Ve-IVe siècles avant notre ère, invitait déjà à considérer le lieu où l'on vit. Il relie l'état des habitants d'une ville aux saisons, aux vents, aux eaux et à la situation de cette ville, et s'ouvre sur ces mots :
« Celui qui veut s'appliquer convenablement à pratiquer la médecine doit faire ce qui suit : considérer, premièrement, par rapport aux saisons de l'année les effets que chacune d'elles peut produire, car elles ne se ressemblent pas, mais elles diffèrent les unes des autres, et chacune en particulier diffère beaucoup d'elle-même dans ses vicissitudes. »
Ce texte appartient à l'histoire de la médecine ; il ne fait pas de la géobiologie un acte médical, mais il montre combien l'attention portée aux lieux de vie est ancienne.
Cette attention reste d'actualité. Notre environnement s'est chargé de nouvelles sources d'interrogation : ondes électromagnétiques, pesticides, solvants et autres polluants. Sans céder à l'inquiétude, chacun peut choisir de prêter attention à son environnement et d'agir sur ce qui est à sa portée pour mieux vivre chez soi. C'est l'esprit de la géobiologie de l'habitat telle que je la pratique aujourd'hui.
Bâtisseurs, bergers et maîtres du feng shui
On retrouve cette attention aux lieux à travers les âges et sur tous les continents. On rapporte que les Étrusques, les Romains et les Égyptiens choisissaient avec soin l'emplacement de leurs édifices ; une tradition, plus difficile à vérifier, prête aussi aux bâtisseurs des églises romanes, et parfois aux Templiers, le choix de hauts lieux dits telluriques.
Elle a pris des formes parfois surprenantes. On raconte ainsi que les anciens laissaient un troupeau de moutons parqué sur un terrain, et observaient l'endroit où les bêtes passaient la nuit : c'est là qu'ils construisaient l'abri ou la bergerie.
En Chine, les maîtres du feng shui ont guidé l'aménagement de la Cité interdite, le palais impérial de Pékin. Ils y ont fait creuser une rivière artificielle qui serpente à travers la cour extérieure, et que la tradition considère comme une protection pour les palais du centre : un exemple, parmi bien d'autres, de cet art d'accorder un lieu à l'équilibre et au bien-être de ceux qui l'habitent.
Quelques pionniers de la géobiologie
Le mot et la discipline prennent forme entre la fin du XVIIIe et le milieu du XXe siècle. Voici les jalons que retiennent les géobiologues :
- 1788, James Hutton. Géologue et naturaliste écossais, formé à la médecine et à la chimie, il publie sa Théorie de la Terre. On y trouve les bases de la géologie du globe terrestre, pensée en rapport avec le vivant.
- 1899, Tito Vignoli. On attribue à ce philosophe italien, professeur d'anthropologie, un article intitulé « Notes sur un traité de géobiologie », paru dans une revue de sciences biologiques, sur les lois qui relient la planète Terre et le vivant.
- 1907, le mot entre au dictionnaire. On situe la première apparition du mot « géobiologie » dans le Nouveau Larousse illustré, dictionnaire universel encyclopédique.
- 1929, Gustav von Pohl. Ce radiesthésiste allemand mène à Vilsbiburg, en Bavière, une enquête qui cherche à relier l'emplacement des habitations à l'état de santé de leurs occupants. Ses conclusions, très discutées, ont pourtant fait de nombreux émules en Europe, y compris chez certains médecins.
- 1937, François Peyré. On présente ce médecin normand comme le premier à avoir émis l'hypothèse qu'un réseau géomagnétique vibratoire parcourt la Terre et pourrait interférer avec le vivant.
- 1948, Ernst Hartmann. Médecin allemand, il en vient, par sa pratique, à s'interroger sur l'emplacement du lit de ses patients et sur la qualité de leur habitat. Ses recherches ont donné son nom au « réseau Hartmann », et les géobiologues le considèrent comme l'un des pionniers de la géobiologie moderne.
Cette attention portée à la chambre et à l'emplacement du lit reste au cœur de la géobiologie appliquée au sommeil.
La géobiologie aujourd'hui, entre science et ressenti
Aux XIXe et XXe siècles, des chercheurs ont voulu prouver de manière « scientifique » l'existence et les effets des énergies dites cosmo-telluriques sur le vivant. Beaucoup ont sans doute été influencés par le scientisme de leur époque, et ont souhaité que leurs travaux soient reconnus par la science ; cette reconnaissance n'est pas venue.
De tout temps pourtant, des femmes et des hommes ont dit percevoir ce qui échappe aux cinq sens, à travers ce que l'on appelle la médiumnité, la télépathie, la radiesthésie ou le magnétisme. Ces perceptions n'ont pas empêché l'humanité d'évoluer. L'électricité en offre une image : à ses débuts, elle effrayait, car on ne savait ni la manipuler ni s'en protéger ; aujourd'hui, on sait la canaliser, la diffuser et s'en protéger, et elle est devenue un progrès pour tous.
À une certaine époque, certaines personnes étaient connues pour un don de barreur de feu, de sourcier, de magnétiseur ou de rebouteux, qu'elles mettaient au service de leur entourage. Cela n'a guère changé : aujourd'hui encore, il arrive que des patients fassent appel à un barreur de feu après une brûlure, y compris à l'hôpital.
Malgré les avancées techniques, médicales et scientifiques, la science ne rend pas compte, à ce jour, de ce que certaines personnes disent percevoir au-delà des cinq sens. Et la peur de l'inconnu a souvent eu raison de l'envie d'aller plus loin. Faut-il ne croire que ce que l'on voit, ce que l'on touche, ce que l'on entend ? La question mérite qu'on s'y attarde, sur bien des plans.
Une alliance à retrouver avec la Terre
Pour moi, la géobiologie rappelle que nous faisons partie d'un vaste organisme vivant. L'être humain, sur son chemin d'évolution, est invité à retrouver l'alliance sacrée qui l'unit à la Terre, au Ciel et à toutes les formes de vie. En ouvrant sa conscience à cette relation, il peut redécouvrir sa véritable essence et cultiver la Paix et l'Harmonie, dans le respect profond du lien qui l'unit à la Nature.
C'est cette attention que je mets au service de votre lieu de vie, lors d'une géobiologie de l'habitat ou d'une purification et harmonisation des lieux. Les tarifs de la géobiologie et la réservation en ligne se trouvent sur la page principale.
La géobiologie accompagne le bien-être dans un lieu ; elle ne remplace ni un diagnostic, ni un traitement, ni un suivi médical, ni les diagnostics techniques d'un bâtiment. Pour une installation électrique, un électricien qualifié reste l'interlocuteur à consulter.
Questions fréquentes
D'où vient le mot « géobiologie » ?
Du grec gê, la terre, bios, la vie, et logos, le discours ou l'étude. La géobiologie s'intéresse donc aux relations entre un lieu et le vivant qui l'habite : les êtres humains, mais aussi les animaux et les végétaux.
Le feng shui et la géobiologie, est-ce la même chose ?
Non, mais ils sont proches. Le feng shui est un art chinois d'aménager les lieux, qui a notamment guidé l'aménagement de la Cité interdite de Pékin. La géobiologie, telle qu'on la pratique en Europe, s'intéresse surtout au sol, à l'eau souterraine, aux réseaux telluriques et aux ondes. Tous deux partagent la même attention à l'emplacement et à l'équilibre d'un lieu.
La géobiologie est-elle une science reconnue ?
Non. Elle n'est pas reconnue comme une science au sens académique, et certains la qualifient de pseudo-science. Elle relève d'une approche empirique et sensible, nourrie d'observation, de tradition et de ressenti : c'est dans cet esprit que je la pratique, et que chacun reste libre de ce qu'il en perçoit.
Que fait un géobiologue aujourd'hui ?
Il étudie un lieu dans sa globalité : le terrain, le bâti, les zones de vie, l'eau souterraine, les réseaux telluriques et les ondes. Il propose ensuite, selon sa pratique, un nettoyage, une purification et une harmonisation du lieu. La façon dont je travaille est détaillée sur la page géobiologie de l'habitat.
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